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    Après le dressage - Alain Dampérat

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    L'envol de la becasse
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    Après le dressage - Alain Dampérat

    Message par L'envol de la becasse le Sam 15 Oct - 11:18

    Après le dressage

    Alain Dampérat


    “APRÈS LE DRESSAGE” s’adresse à tous les possesseurs de chien d’arrêt qui se posent les questions essentielles concernant l’entretien et l’application d’un dressage.- Y-a-t-il des secrets en matière de dressage ?- Un chien peut-il se suffire de l’unique dressage reçu chez un professionnel ?- Un dressage est-il acquis définitivement chez un chien d’un an ?- Le chien dressé n’obéit-il qu’à son dresseur ?- Combien de temps faudra t-il pour obtenir une communion parfaite entre le chien et son maître ?- Comment prendre le relais du dresseur sur des bases communes ?Et bien d’autres encore comme : Comment préparer son chien pour les concours de travail ?Comment le présenter à une épreuve ?“APRÈS LE DRESSAGE” vous accompagnera au fil des saisons et vous aidera a développer votre sens du chien, en même temps que votre compagnon améliorera son sens du gibier.

    PREMIÈRE PHASE DE L’ADAPTATION DU DRESSAGE

    LE TRAVAIL D’OBÉISSANCE

    L’intérêt d’un dressage précoce

    En majorité, les chasseurs attendent le dernier moment pour confier leur chien au dressage, même s’ils ont pris contact avec le dresseur, parfois l’année précédente.

    À cela, deux raisons essentielles : la première est qu’ils rechignent toujours à “lâcher” leur compagnon pour une durée d’un à deux mois, la seconde qu’ils pensent que plus proche sera la date de fin de dressage de celle de l’ouverture, mieux le chien se comportera ce jour-là

    Si la première raison qui tient à l’affectif est louable, la seconde est totalement fausse.

    Plus le dressage sera précoce dans la saison, plus le propriétaire disposera de temps pour reprendre son chien en main. L’adaptation en sera grandement simplifiée, et les premières journées de chasse n’en seront que meilleures.

    Il est bien évident que ce raisonnement ne tient que si l’on considère que le propriétaire va poursuivre le travail mis en place par le dresseur. Dans le cas contraire, le chien risque fort de reprendre entre-temps quelques mauvaises habitudes et les préceptes établis entre le dresseur et lui de n’être plus qu’un lointain souvenir.

    Une bonne prise en main par le propriétaire

    Après un dressage, la chose primordiale est la prise en main du chien par le propriétaire. Lors de son dressage, un chien reste un mois et demi à deux mois chez un professionnel. Celui-ci va lui apprendre des ordres et des automatismes, face à des situations bien précises. Par exemple, qu’un coup de sifflet long signifie l’immobilité, deux coups brefs, le rappel, etc. Tout l’acquis peut se perdre rapidement, s’il n’est pas entretenu. D’autre part, il est important que le propriétaire prenne conscience que le chien qui sort du dressage n’est plus le même que celui qu’il possédait avant ce stage.

    Il devra donc s’adapter au nouveau comportement de son chien avec assez de rigueur, en utilisant toujours les mêmes termes ou commandements pour obtenir la même chose. Le rappel en est l’exemple flagrant. Le propriétaire ne doit pas rappeler son chien une fois par son nom, une fois par un diminutif, une fois en sifflant avec la bouche, etc. Si le dresseur rappelle avec deux coups de sifflet brefs, il lui faudra faire la même chose, sinon le chien va perdre ses repaires. Bien sûr, dans le cadre familial, la chose est différente, mais, au travail, une seule méthode doit être employée.

    Le premier contact avec le chien

    Le premier contact que vous aurez avec votre chien à sa sortie de dressage sera primordial et conditionnera toute la progression de son adaptation à vos côtés.

    Si vous employez les mêmes ordres et le même sifflet que le dresseur, cela risque de faire illusion durant quelques minutes. Mais, très vite, votre chien se rendra compte que ce n’est plus celui qui vient de le soumettre et de lui apprendre des bases d’obéissance, mais bien le “papa gâteau” qui est face à lui. Par là même, il se souviendra qu’il était facile de l’abuser. Cela sera d’autant plus aisé que votre chien connaît parfaitement toutes les ficelles qui lui permettront de se jouer de vous.

    Je serais même tenté de dire qu’un chien qui n’essayerait pas de vous rouler et de reprendre ses habitudes ne serait pas un chien intelligent.

    Mais alors, quelle contenance adopter, me direz-vous, si ce passage est pratiquement obligatoire ?

    C’est ici que vous allez devoir faire preuve de psychologie, mais avec fermeté, tout en restant parfaitement dans le cadre de la compréhension et des automatismes de votre chien.

    En premier lieu, il faudra vous persuader que vous n’avez plus en face de vous le “voyou indiscipliné” que vous connaissiez, mais un élève qui doit réagir et obéir à des commandements précis. C’est cette précision et cet à-propos dans les ordres, liés au respect de l’exécution, qui vont surprendre votre compagnon et, au bout de quelques minutes, l’obliger à obtempérer. Lors de cette rencontre, rien n’est simple, car un rapport de force va sur un très court laps de temps se mettre en place. Celui du chien ou de vous qui en sortira vainqueur aura non pas “gagné la partie”, mais marqué un point essentiel pour le reste du travail à élaborer en commun.

    Bien sûr, rien ne serait perdu si vous commettiez une faute, mais il serait certainement encore plus difficile de faire pression sur votre compagnon.

    Au-delà du sifflet et des ordres précis, c’est la façon dont ils vont être prononcés qui rappellera à votre chien son travail au chenil. L’intonation qu’adopte le dresseur pour faire exécuter un ordre est très importante. C’est avant tout elle que votre chien perçoit, plus encore que sa définition exacte. Il sera donc primordial de calquer votre détermination sur celle du dresseur, qui, lui, connaît bien mieux votre chien que vous, car il a pu évaluer ses limites, mais aussi ses faiblesses.

    Sans lui demander le cheminement qui l’a amené à obtenir telle ou telle obéissance, contentez-vous de la faire exécuter en employant les mêmes termes et la même intonation de voix. Vous n’avez pas le savoir pour parvenir immédiatement aux finesses que le dresseur a obtenues avec son élève. Il vous faudra donc commencer par “jouer petit”, sans griller les étapes. Dans ce domaine, les dresseurs ne sont jamais avares de conseils, car leur intérêt est que le travail qu’ils ont effectué perdure.

    C’est à partir de ce moment que l’on se rend compte que le chien n’obéit pas qu’à son dresseur mais que, si l’on emploie le même commandement au même moment, le chien obtempère aussi bien avec l’un qu’avec l’autre.

    L’autre phase sur laquelle le propriétaire doit percuter, c’est celle de l’exécution de certains automatismes par son chien et surtout des limites de cet acquis.

    Les limites du chien sortant du dressage

    Si, dans un premier temps, il pense que son chien, au sortir du dressage, est un véritable “grand canard” et que le potentiel qu’il a acquis l’est à demeure, c’est qu’il mesure mal le cheminement nécessaire à un être humain pour gravir les échelons qui l’amène des bancs de la maternelle aux gradins de l’amphithéâtre de la faculté, s’il est érudit.

    Le travail que l’on demande à un chien n’est bien sûr pas comparable à celui que l’on attend d’un étudiant, dont il n’a pas d’ailleurs pas les facultés de compréhension. Par contre, il en a d’autres, en particulier celles de l’olfaction et de l’arrêt qui dépassent totalement notre entendement et avec lesquelles il faut composer en usant du plus de psychologie possible. Psychologie canine s’entend, c’est-à-dire en raisonnant “chien” avant tout, ce qui n’est pas toujours donné au commun des chasseurs, dont beaucoup font, malheureusement, de l’anthropomorphisme.

    Vous l’avez compris, même si votre dresseur vous a gratifié d’une magnifique démonstration avec votre compagnon, c’est avant tout pour vous montrer son travail et justifier du prix qu’il va en exiger en retour. Cela prouve également son professionnalisme et son honnêteté.

    Mais ne vous y trompez pas, votre compagnon, derrière des apparences flatteuses, n’en est qu’aux balbutiements de son apprentissage de chasseur.

    Le dresseur vient de lui apprendre “l’alphabet” et, à l’aide de cela, la connaissance de quelques “mots” qui lui seront très utiles pour composer des “phrases”. Mais soyez-en persuadé, c’est à vous de lui apprendre à “lire”, en lui proposant le plus grand nombre possible de situations de chasse. Vous comprenez maintenant qu’il est encore très loin des “gradins de la fac” et que, ce chemin, il doit le parcourir en votre compagnie.

    Tout reprendre à la base

    Le dressage de votre chien est maintenant terminé et vous gardez en mémoire la magnifique démonstration faite par le dresseur, avec des immobilités obtenues à une vingtaine de mètres et une parfaite sagesse à l’envol.

    Le piège à éviter à tout prix est d’essayer d’exiger la même chose directement. Pour en arriver là, le dresseur a dû “bagarrer” durant de longs jours et l’exécution de certains ordres à distance ne sont qu’un compromis obtenu à terme entre le maître et l’élève. Si vous essayiez la même chose, vous iriez droit à l’échec.

    Vous pouvez donc logiquement vous interroger sur le bien-fondé de cette démonstration et sur son intérêt, si vous ne pouvez pas la reproduire.

    Votre chien, une fois encore, n’obéirait-il uniquement qu’à son dresseur ?

    Bien sûr que non ! Si le dresseur vous l’a montré, c’est pour vous assurer que votre chien peut exécuter l’ordre. S’il est arrivé à obtenir ce résultat, en apprenant le commandement au chien, vous devrez être capable d’entretenir ce savoir. Pour cela, vous devez procéder selon la même chronologie que votre dresseur, en évitant les pièges successifs.

    La progression dans le travail

    Dans un premier temps, il est important de travailler l’immobilité ou le down, de la même façon qu’ils ont été inculqués et en suivant le même cheminement. L’idéal est de commencer dans un endroit restreint, jardin ou cour close, tout en laissant la laisse au cou de votre compagnon.

    Le premier commandement consistera à mettre votre chien à l’assis ou au down aux pieds. Progressivement, vous vous reculerez un peu et reviendrez vers lui pour le libérer de sa position par une caresse. L’exécution de cet ordre ne doit pas poser de problème. En reculant, vous commanderez l’assis ou le down en levant le bras droit, la paume de la main dirigée vers le chien. Après vous être arrêté à une certaine distance, vous reviendrez sur l’élève avec décision, en répétant le même geste et en y ajoutant la parole.

    Relever votre chien de sa position et l’obliger à revenir en rappel, voilà la première erreur à éviter.
    Après le dressage


    Une fois cet ordre parfaitement exécuté en endroit clos et avec la laisse pendante, vous le lui ferez exécuter sans la laisse, dans les mêmes conditions. Votre élève risque alors de se sentir libéré et tenter de désobéir. Dans ce cas, ne tolérez aucune incartade et replacez vigoureusement votre élève à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter. S’il se rend compte que vous êtes intransigeant et qu’il n’arrivera pas à ses fins, très vite il rentrera dans le rang et vous obéira. Rapidement l’exécution de ces ordres deviendra un plaisir pour lui, car elle sera liée à une récompense ou à une caresse. Pour vous, la satisfaction sera également importante, puisque vous aurez le sentiment d’apprendre quelque chose à votre compagnon et qu’il l’assimile très rapidement. En réalité, vous ne ferez que lui faire “repasser ses leçons”, mais il y a toujours plaisir à se prendre pour “le maître d’école”, surtout si l’on a un élève studieux.

    À partir du moment où vous aurez pris de l’autorité sur votre élève, vous pourrez alterner le commandement assis ou le down avec un coup de sifflet long. Celui-ci sera utile ensuite pour l’immobilité à distance.

    En laissant gambader votre élève dans votre cour, vous l’obligerez à s’asseoir ou à se mettre au down, en premier lieu près de vous, puis, progressivement, un peu plus loin. De la sorte, après avoir sifflé, vous vous dirigerez vers lui, toujours avec le bras levé et tendu, pour le relever de sa position par une caresse. La difficulté pourra ensuite être augmentée, en fonction de la distance à laquelle vous exigerez l’ordre. Lorsque celui-ci sera parfaitement et spontanément exécuté en lieu clos, il vous sera possible d’envisager de sortir en extérieur.

    Bon de commande: Commande




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